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On craignait hier pour la sécurité de l’enfant

Même si la police de Montréal n’était pas certaine hier après-midi que le jeune Ariel Jeffrey Kouakou a été enlevé, elle a décidé de déclencher une alerte AMBER parce qu’elle craignait pour la sécurité du garçon.

« On sera en mesure d’évaluer notre choix, de se faire critiquer par la suite, mais pour l’instant, ce qui compte, c’est de retrouver ce jeune homme. Une vie humaine, c’est précieux », a soutenu Ian Lafrenière, inspecteur à la police de Montréal (SPVM). Cette dernière a levé l’alerte en fin de soirée.

Normalement, pour qu’une alerte AMBER soit déclenchée, il faut que la police puisse répondre aux trois critères suivants :

  • des motifs raisonnables de croire qu’une personne de moins de 18 ans a été victime d’un enlèvement;
  • l’enfant risque de subir des lésions corporelles graves ou il est en danger de mort;
  • le service de police possède suffisamment de renseignements descriptifs qui permettent de croire que la diffusion immédiate de l’alerte aidera à retracer l’enfant.

Un témoin rencontré

Selon les autorités, la présente situation nécessitait une telle alerte.

« Dans ce cas-ci, on considère que sa vie est en danger à cause de la température et de tout le temps passé dehors, soit plus de 24 heures. On ne prend pas de chances et on ouvre la machine », estime M. Lafrenière.

Le déclenchement d’AMBER a eu l’effet escompté pour le SPVM, qui a enfin commencé à recevoir des appels du public.

Une femme qui aurait croisé le jeune garçon lundi vers 14 h au parc des Bateliers était recherchée par les policiers. Elle a été rencontrée hier soir.

« Nous avons reçu une cinquantaine d’informations. Elles sont toutes évaluées », mentionne Andrée-Anne Picard, du SPVM.

Changements pour AMBER ?

L’ex-enquêteur à la Sûreté du Québec Paul Laurier croit qu’on devrait employer davantage de moyens technologiques pour diffuser les alertes.

« En envoyant un texto à tous les téléphones et en ajoutant même des photos, on rejoindrait pratiquement tout le monde instantanément », dit-il.

Un assouplissement des règles d’AMBER devrait être étudié, soutient Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants-Retour.

« Les policiers devront se pencher sur la question. Tout ce qui nous aiderait pour retrouver des enfants vulnérables, c’est important. L’alerte AMBER est un outil indispensable. Il faut l’utiliser dans des cas exceptionnels », dit-elle.



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