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La SPCA exige des mesures pour protéger les animaux de ferme contre les incendies

Les nombreux incendies en milieu agricole impliquant un grand nombre de bêtes soulèvent la colère de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), qui réclame de meilleures mesures pour protéger ces animaux.

Plus tôt cette semaine, une centaine de bêtes ont péri dans un important brasier qui a rasé un bâtiment de Sainte-Angèle-de-Mérici, dans le Bas-Saint-Laurent. Le 1er novembre dernier, un violent incendie a complètement ravagé une porcherie dans la municipalité de Saint-Hilarion, dans Charlevoix, tuant plus de 1100 cochons.

«C’est un véritable fléau», explique Sophie Gaillard, avocate en défense des animaux pour SPCA Montréal.

Même s’il n’existe aucune statistique officielle à ce sujet, Sophie Gaillard estime que si on se fie uniquement à ce qui a été rapporté dans les médias depuis le 1er janvier 2015, environ 300 000 bêtes ont péri dans les flammes au Québec.

Selon l’avocate, cette situation s’explique avant tout par un problème de prévention.

«Ce qui est actuellement inacceptable, c’est qu’il n’existe aucune norme québécoise obligeant les producteurs avec un bâtiment abritant des animaux à se munir d’un système de sécurité de base. Détecteurs de fumée et gicleurs ne sont pas obligatoires», précise-t-elle.

La juriste estime que le tout devrait justement devenir obligatoire parce que «de toute évidence, les producteurs ne le font pas d’eux-mêmes».

Selon Sophie Gaillard, le gouvernement devrait donc mettre en place un programme de financement pour permettre aux agriculteurs de munir leurs bâtiments de ces systèmes de base.

«Ça prend tout simplement des règlements comme il existe pour d’autres types de bâtiment: résidentiels ou industriels», conclut-elle.

Des réserves

Daniel Lefebvre, expert en production laitière chez Valacta, se montre toutefois sceptique devant ce type de mesures.

«Comme dans le cas des résidences de personnes âgées, il y a un élément pour préserver des vies et il y a un élément économique», tempère-t-il.

«On n’est pas contre le fait que le gouvernement investisse dans des systèmes de ce type. Il faut toutefois se questionner sur leur utilité réelle. Est-ce que ça va vraiment retarder l’incendie de manière suffisante pour faire sortir les animaux?»

Selon Daniel Lefebvre, «un avertisseur de fumée ne fera pas en sorte que les vaches vont sortir d’elles-mêmes de l’édifice».



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