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Nez Rouge se prépare à la légalisation du pot

Opération Nez rouge se prépare déjà pour l’an prochain et appréhende une une hausse des demandes de raccompagnement avec la légalisation du cannabis.

Le président et fondateur d’Opération Nez rouge (ONR) Jean-Marie De Koninck veut être prêt à répondre à une éventuelle demande accrue de raccompagnements que pourrait engendrer la légalisation du cannabis au Québec et à l’échelle du pays.

«On va essayer de se préparer en conséquence, d’être plus proactif dans le recrutement de bénévoles», fait-il valoir d’emblée mercredi, lors du bilan de la 34e édition.

M. De Koninck indique que Nez Rouge doit se mettre au travail dès cet hiver pour se préparer à cette prochaine campagne. Mis à part le recrutement plus intense, le président n’a pas dévoilé plus de détails sur la stratégie de l’organisation.

«On regarde ça actuellement avec les autorités principales, notamment avec la Sécurité publique. Ils sont très préoccupés par cette législation. Ils ont commencé à discuter avec nous pour voir ce que l’on pourrait faire en commun pour pallier à cette nouvelle problématique-là», avance M. De Koninck.

ONR espère parvenir à recruter davantage en continuant d’améliorer l’application mobile, outil d’importance pour mobiliser les bénévoles. L’organisme espère également attirer davantage de jeunes dans les équipes de bénévoles.

Moyenne en hausse

Pour cette édition qui se termine, Nez Rouge a enregistré une augmentation moyenne de raccompagnement par soir, malgré le froid et la neige.

Le nombre de raccompagnements global est toutefois à la baisse à l’échelle canadienne. Il y a eu 71 430 personnes (53 743 au Québec) raccompagnées en 2017, contre 81 000 (plus de 60 000 au Québec) en 2016.

«On savait cette année que nous aurions certainement moins de raccompagnements, car on avait 31 soirées par rapport à 37 l’an dernier. Par contre, on ne s’attendait pas à une augmentation au pro rata du nombre de raccompagnements moyen», indique M. De Koninck, qui admet au passage qu’il s’agit d’une campagne difficile.

«Plus difficile à cause du froid. La première partie, il y eu beaucoup de neige, mais ça n’a pas ralenti les raccompagnements, l’ardeur des bénévoles ou la demande de service. Par contre, en deuxième partie, le froid était présent, donc la demande était moins forte, l’ardeur des bénévoles moins importante et les raccompagnements prenaient plus de temps», souligne le président.



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