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Les contrôleurs veulent pouvoir détecter le pot

Les contrôleurs routiers du Québec veulent aussi être formés pour tester les capacités des conducteurs qui ont consommé du pot.

« C’est à l’étude en ce moment. On travaille déjà pour l’alcool, on a les outils nécessaires pour appliquer [la loi]. On va suivre la vague, c’est certain », a indiqué une porte-parole de Contrôle routier Québec (CRQ), Marie-Josée Michaud.

Les quelque 300 contrôleurs routiers de CRQ sont chargés de l’inspection des véhicules lourds, entre autres.

Soupçons

« On intercepte des plus petits véhicules commerciaux jusqu’aux plus gros camions, et [la consommation de cannabis] peut toucher n’importe qui au volant de ces véhicules », ajoute Mme Michaud.

D’ici à ce que des contrôleurs routiers soient formés pour évaluer les capacités des conducteurs qui ont consommé du pot, ils font appel aux agents de police, précise-t-elle.

« Si on soupçonne ou qu’on a des motifs raisonnables de croire que quelqu’un est sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, on appelle les services policiers », décrit Mme Michaud.

Certaines dispositions de la loi restent à analyser puisque les contrôleurs routiers sont sous la responsabilité de la Société de l’assurance automobile du Québec et non d’un corps policier.

Opération policière

Mme Michaud a fait cette déclaration en marge du lancement annuel de l’opération VACCIN qui avait lieu jeudi, à Laval, au coin des boulevards.

Tenue chaque année pendant le temps des Fêtes, elle vise à sensibiliser les automobilistes aux dangers de conduire avec les facultés affaiblies.

Les barrages routiers seront donc nombreux d’ici la fin de l’opération, le 3 janvier prochain. Plus de 1500 personnes avaient été arrêtées pour conduite avec les facultés affaiblies l’an dernier durant l’opération VACCIN.

L’inspecteur responsable de la sécurité routière à la Sûreté du Québec, Patrick Després, a aussi profité de l’occasion pour rassurer la population quant au nombre de policiers formés pour détecter les conducteurs qui ont consommé du cannabis. Le Journal révélait mercredi que seulement 90 policiers au Québec, dont 31 à la SQ, avaient reçu cette formation jusqu’ici.

« Il y a déjà 2800 patrouilleurs qui ont la formation de base […]. On convient que la répartition provinciale [des agents évaluateurs] va nous permettre de relever le défi par rapport à la légalisation [du cannabis] », a-t-il expliqué.

La SQ veut, à terme, avoir formé 120 agents évaluateurs, soit un pour chaque poste de quartier, a précisé M. Després.

 



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