Elections Canada Magazine Online

Surpris par la montée des eaux

Des sous-sols d’Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, ont été complètement inondés en moins de 30 minutes dimanche, quand une digue a cédé et laissé entrer les forts courants de la rivière des Prairies dans les rues.

«Les cris des voisins m’ont réveillé. Nous n’avons même pas eu le temps de les aider à monter des meubles que l’eau avait envahi leur logement», lance Hichem Mebarek, qui a été évacué de son appartement de la rue Cousineau à 4 h du matin par les pompiers.

M. Mebarek demeure juste à côté de la digue, érigée par les pompiers, qui réussissaient à retenir l’eau de la rivière des Prairies depuis plusieurs jours. Mais les forts courants de la nuit de samedi à dimanche en ont eu raison, prenant par surprise de nombreux résidents du secteur.

Dimanche, les pompiers les évacuaient sur une base volontaire un à un à bord d’un Zodiac ou même sur leurs épaules. Certains tenaient à rester chez eux, déterminés à empiler les sacs de sable malgré l’eau qui montait sans cesse.

Pieds nus, Paoufik Benramadan et Rachida Hacheri sont retournés dans leur immeuble de la rue Crevier chercher des vêtements. Ils ont fui sans rien dans la nuit quand la rivière a débordé.

«J’avais besoin de mes médicaments et de vêtements pour mes enfants, leurs affai­res d’école aussi», explique Mme Hacheri, qui se sentait abandonnée par les pompiers, à pied d’œuvre dans la rue derrière chez elle.

Seulement une couverture de plastique avait été étendue le long de la rue pour lui permettre de marcher pieds nus. «C’est dangereux [de marcher dans l’eau]. Selon ma religion, je ne devrais même pas remon­ter mon tchador [et exposer mes jambes], mais là je suis obligée», souligne la mère de famille.

Pris au dépourvu

Elle n’était pas la seule, dimanche, à avoir été prise au dépourvu par les inondations dans Ahuntsic-Cartierville. Plusieurs résidents marchaient avec de l’eau jusqu’aux hanches en jeans et espadrilles pour tenter d’aller récupérer des biens.

«Je prenais mon café quand ma femme m’a crié de venir voir à la fenêtre. L’eau entrait tellement fort [chez mon voisin d’en dessous] que son logement a été perdu en moins de 30 minutes», raconte Mohammed Yahiaoui.

Il pensait pouvoir rester chez lui quand la digue a d’abord cédé pendant la nuit, mais la montée des eaux a vite atteint son logement de la rue Cousineau.

«En deux heures, l’eau a atteint ma maison, alors qu’elle était encore 200 mètres plus loin avant», remarque Gianni Crivello, l’un des rares résidents à avoir eu le temps de se bâtir un muret de sacs de sable.Read More..



Categories:   Les Actualités

Comments

Sorry, comments are closed for this item.